Pour cette nouvelle année et le reste de notre vie

L’effervescence des fêtes de fin d’année est retombée.
Nous avons présenté à nos proches nos vœux pour la Nouvelle Année, et nous avons reçu les leur en retour.

Et si nous prenions le temps d’être égoïstes et de nous présenter nos vœux?

Il est évident que l’être humain a besoin de l’être humain ; mais dans cette fascination pour l’Autre, nous avons fini par nous perdre de vue. Nous perdre NOUS.
Dans cette fascination pour l’Autre, nous avons fini par subir, accepter, autoriser des comportements, des situations infligées par l’autre, et qui nous détruisent lentement mais sûrement. Car cette fascination pour l’Autre nous conduit à ne nous voir qu’à travers les yeux de l’Autre, qu’à nous considérer en fonction de la manière dont l’Autre nous traite, qu’à nous apprécier ou déprécier selon la façon dont l’Autre nous perçoit.
Le temps d’un article pour commencer, puis pour le reste de notre vie, je nous invite donc à prendre le temps de nous (re)mettre au centre de notre attention afin de ne plus laisser un Autre toxique nous faire oublier que nous valons plus que ce qu’il s’acharne à nous faire croire.
Vous l’aurez certainement compris, le mot d’ordre de cette nouvelle année et du reste de ma vie, et de la vôtre si vous voulez bien me rejoindre dans cet instant certes égoïste mais également salvateur, est : NON A LA TOXICITÉ!
C’est très simple : je nous souhaite pour cette nouvelle année de mettre fin à toutes ces relations toxiques qui nous pourrissent la vie, de ne plus autoriser ces personnes toxiques qui, dans leur petitesse et méchanceté, nous traquent et prennent un malin plaisir à nous « pourrir ».

Certains diront que je suis très critique envers la France ; et ces crétins n’auront donc rien compris. Si je me montre critique, ce n’est pas envers la France, mais envers un système avec lequel elle est aux prises depuis des siècles.
Mais dans notre lutte contre l’abject, rendons à César ce qui est César, et apprécions ce que la France nous offre.
En effet, des personnes s’engagent au quotidien à nous protéger, se battent au quotidien pour le respect de notre dignité, pour nous, notre bien-être, notre existence, et si nous nous devons de prendre le temps d’identifier les personnes qui nous sont toxiques, il nous faut également prendre le temps d’apprécier et d’être reconnaissants envers des personnes au grand cœur qui, au sein de services, nous accompagnent dans notre volonté de dire au revoir à la toxicité.

Il est dans la tendance du moment d’écrire, de dire, de chanter, de crier : « Vous n’êtes pas seul(e)s. » / « Speak up! You’re not alone. » Pourtant, lorsque nous sommes la cible depuis des années de certains comportements et d’actes perfides, nous en arrivons à nous laisser persuader que notre situation n’est pas si grave comparée à d’autres, ou qu’elle est ce que l’on mérite, ou encore qu’elle est impossible à régler, et que nous sommes donc seul(e)s.
Que cela soit posé et intégré : la toxicité est grave!
Personne ne mérite l’acharnement de personnalités toxiques.
Et nous ne sommes pas  seul(e)s.
Le mot « toxique » n’est pas suffisamment tangible pour que nous puissions ici saisir sa portée. Je vais me permettre de me concentrer alors sur les violences morales.

Si vous êtes victimes de violences, constituez votre dossier, renseignez-vous auprès d’associations, de cabinets juridiques, de thérapeutes, et allez dans un commissariat,  car vous n’êtes pas seul(e)s.Sachez que les services notamment de police prennent au sérieux aussi bien les violences physiques que les violences morales.

Sachez, par exemple, que de nos jours, il n’est plus possible d’être anonyme sur Internet : les hébergeurs vous transmettent les adresses mail et les adresses IP de connexion de ces débiles dont le cœur est aussi noir que leur vie est vide. De plus, les services de police et les gendarmeries sont maintenant équipés d’outils qui leur permettre de retracer très facilement des messages tant publics que privés. Le harcèlement est un délit puni par le Code Pénal !  … « Juste pour des messages ? »
Cela semble choquer…Ce qui me choque, moi, c’est la méchanceté et l’acharnement de ces trucs qui passent leur journée cachés derrière un écran d’ordinateur ou de portable, décidés à faire du tort, à « pourrir », à détruire d’autres, pourtant silencieux, qu’ils jalousent et identifient responsables de leur petitesse, leur médiocrité, leur haine de soi. Et je souhaite à ces trucs de trouver toute l’aide dont ils ont besoin, bien que je n’en ai que faire d’eux.
Alors sachez que si vous êtes victimes de harcèlement (sexuel, au travail, cyber-, moral, etc), ce n’est pas rien, et vous n’êtes pas seul(e)s. Le plus difficile est de pousser les portes d’un commissariat, de parler et de poser votre dossier solidement constitué. Ensuite, vous vous entendrez dire par un agent, une personne soucieuse de vous, de votre personne, de votre dignité, de votre existence : « Ne vous inquiétez pas. Vous avez fait le plus dur. Nous prenons le relai. » 
Et ils prendront effectivement le relai. Nous avons la chance de vivre dans un pays qui protège – ou en tout cas fait tout pour – ses citoyens contre toutes les formes de harcèlement.
Je vous le dis : vous n’êtes pas seul(e)s.

Sachez également, et pour autre exemple, que les violences morales existent en famille. Ici encore, le plus difficile et douloureux est de faire appel, vous renseigner auprès d’associations, de services hospitaliers, ou encore de cabinets juridiques afin de vous permettre d’identifier, de poser un nom sur la situation dans laquelle vous vous trouvez afin de vous orienter au mieux dans la suite des démarches et surtout vous accompagner dans votre processus de guérison et de non-toxicité.
Une fois dans ce processus, ne laissez surtout personne vous culpabiliser avec l’excuse : « Oui, mais ça reste ton père/ta mère/ta sœur/ton frère/etc »
Vous avez le droit (et irais-je jusqu’à crier le devoir) de ne pas/plus accepter les violences qui vous sont infligées, de ne pas/plus autoriser ces personnes toxiques dans votre vie, quand bien même il s’agit de votre père, votre mère, votre sœur, votre frère, etc. Les liens du sang ne donnent pas le droit à la violence, et n’excusent pas le refus de protection ; bien au contraire ! Ici encore, le plus difficile est de demander de l’aide, mais une fois cela fait, le relai sera pris.
Je vous le répète : vous n’êtes pas seul(e)s.

Nous avons (malheureusement) tendance à minimiser certains comportements, actes, situations, nous persuadant que ce n’est pas si grave, que l’on peut tenir, que ça ne peut pas durer éternellement, qu’ils vont se rendre compte que …

Ceux qui s’acharnent continueront à s’acharner.
Ceux qui se taisent continueront à se taire.
Ceux qui (s’)excusent continueront à (s’)excuser.
Ceux qui promettent d’arrêter ou de vous protéger continueront de promettre.

Vous n’êtes pas seul e s. De magnifiques personnes notamment au sein de différents services selon votre situation vous accompagnent, vous. Et c’est souvent grâce à elles que vous prenez conscience de la violence, de la négligence dont vous êtes victimes, que vous prenez conscience que l’acharnement doit être stoppé, que le silence de certains est une réponse tout aussi violente, que les excuses répétées seront encore répétées, et que ceux qui clament ne pas savoir ou pouvoir vous protéger ne veulent peut-être tout simplement pas. MLK avait dit que nous ne nous souviendrons pas des cris et actes de nos ennemis, mais du silence de nos amis, et je trouve que vous pouvons appliquer cette affirmation à ce sujet.
Dur ? Difficile ? Douloureux ?
Oui. Mais vous n’êtes pas seul e s, et vous surmonterez tout cela grâce à ces magnifiques personnes qui œuvrent pour l’être humain et le respect de sa dignité au sein d’associations, de services de police, ou encore d’hôpitaux (et bien d’autres).

° ALORS, dans notre fascination pour l’Autre, prenons le temps de remercier et d’apprécier ces belles personnes. Il est tellement facile de nos jours de s’abaisser à la médiocrité et la méchanceté du plus grand nombre, que le respect, la gentillesse et l’amour de l’Autre apparaissent comme des actes courageux de rébellion. Alors merci à ces belles personnes courageuses qui remettent l’humain au cœur de nos préoccupations, qui s’engagent dans une lutte contre les violences tant physiques que morales.

° Merci aux personnes que nous côtoyons au quotidien, nos amis, ceux qui nous soutiennent et nous écoutent, qui ne normalisent pas la toxicité, refusent de s’en accommoder, et s’y abaisser encore moins.
Tous les héros ne portent pas de cape ou d’uniforme, et maintenant que nous avons souhaité  nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année, prenons le temps d’être reconnaissants envers ces amis qui ont rempli notre année d’éclats de rire, de paroles bienveillantes, d’actes apaisants, de liens Youtube inspirants. Remercions ces personnes dites ‘lambdas’ qui ne nous font pas de tort, qui s’efforcent de réparer le tort qu’ils ont pu faire à autrui car nul n’est  parfait, qui ont accompagné notre année 2018 et que nous souhaitons accompagner notre année 2019 ….pour commencer.
Je nous souhaite de chérir ces belles relations; je vous souhaite de trouver vos tontons Max, vos Audrey et vos Patrick (mes personnes ‘lambdas’ à moi).

Je nous souhaite de trouver le courage de nous protéger et de ne pas/plus accepter, tolérer, autoriser la toxicité dans notre vie.
Je nous souhaite la force et la volonté de ne (plus) rien laisser passer et de prendre les mesures nécessaires à notre paix.
Je nous souhaite de nous construire, nous, et pas à travers le regard malsain de personnes toxiques.
Je nous souhaite de toujours être attentifs à la demande – souvent silencieuse – de ceux qui nous sont chers, famille, amis, et/ou collègues, et qui sont aux prises avec leur propre ‘situation’.
De façon un peu pompeuse, je nous souhaite que cette année soit le début du reste de notre vie.

Parce que l’être humain a besoin de l’être humain, je nous souhaite de nous entourer de belles personnes qui ne s’acharnent qu’à faire le bien autour d’elles, et je nous souhaite de faire partie de ces personnes.

A cette nouvelle année, et au reste de notre vie!

  • CPS

 

8 réflexions au sujet de “Pour cette nouvelle année et le reste de notre vie”

  1. A very ambitious new year goal for which I wish you good luck!

    Perhaps you will be interested to see from my post tomorrow how the African American artist, Jack Whitten,managed to contain and move away from the very poisonous toxicity of his life.For one thing, he isolated himself on an island almost every year for a few months.

    Perhaps it will interest you; I don’t know.

    In any case, good luck!

    Aimé par 1 personne

  2. Isolate is perhaps not the best word for Jack Whitten’s removing himself to Crete every year. But he made sure to completely escape every year from the US in which there is no escape from the racial poison. And he was fortunate in this regard.

    But that fortune he brought on himself because another man would not have thought it important to find out in depth the background of his wife.

    Best luck to you!

    J'aime

  3. Céline, j’ai lu cet article une première fois de manière assez rapide en me disant qu’il fallait que je prenne le temps de lire ces mots si puissants !
    Je suis d’accord avec toi, nous n’avons AUCUNE obligation d’accepter de la toxicité dans nos vies, peu importe l’endroit d’où elle vient. Malheureusement, nous sommes conditionnés pour « laisser tomber et prendre sur soi » parce qu’après tout « ce n’est pas grave » et c’est de cette façon que nous permettons à autrui, de profiter et abuser de notre personne.
    Merci pour cet article plein de sagesse et d’espoir !

    Aimé par 1 personne

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